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Qu’est-ce que l’appropriation culturelle dans la mode

Qu’est-ce que l’appropriation culturelle dans la mode

Définition de l’appropriation culturelle en bref

L’appropriation culturelle est l’utilisation des codes, des traditions et tout élément esthétique d’une culture autre que la sienne. La plupart du temps, cette appropriation est faite par une personne ou marque issue d’une culture dominante à des fins de profits.

Et dans le secteur de la mode (surtout luxe et fast-fashion), cette pratique est monnaie courante. Les créateurs empruntent des éléments stylistiques d’autres cultures pour créer les prochaines tendances et faire des profits sur le dos de ces us et coutumes sans mentionner l’origine de l’inspiration.

Pourquoi ça pose problème ?

Discréditation & Cancel Culture : Emprunter, s’inspirer ou réinterpréter des motifs, textiles, ou accessoires traditionnels sortis de leur contexte sans en expliquer les origines, sans avoir crédité la source ou travaillé directement avec les détenteurs de ces expressions culturelles traditionnelles est un manque de respect pour la culture de ces communautés autochtones. Car au-delà de l’aspect fonctionnel et ornemental, ces vêtements ont une portée symbolique profonde liée à des rites ou à l’appartenance à une tribu par exemple.

Perte économique : La confection de vêtements/accessoires traditionnels est une source de revenus non-négligeable pour ces communautés. Le développement de sites e-commerces et de la fast-fashion facilitent l’accès à des copies de d’habits traditionnels, altérant ainsi les moyens de subsistance des fabricants au lieu de valoriser l’achat de produits authentiques.

Quelques exemples d’appropriation culturelle dans la mode :

  • Lorsque Kim Kardashian a utilisé le terme “Kimono” pour le nom commercial de sa marque de lingerie. Dans la culture japonaise, le kimono est une robe ethnique traditionnelle symbolisant le sens et les valeurs de la beauté japonaise.
  • La coiffe & accessoires amérindiens portés par la mannequin blanche Karlie Kloss lors du défilé de la marque américaine Victoria Secrets en 2015. Le comble de l’appropriation culturelle dominant-dominé sachant que la conquête et la colonisation américaine est venue décimer la population amérindienne, encore victime d’oppressions de nos jours.
  • Les tenues en tissu wax, motifs emblématiques de la culture africaine, du défilé P/E 2018 de Stella McCartney, créatrice britannique.
  • Les dreadlocks du défilé de Marc Jacobs en 2016 portées par des mannequins blanches comme ici Gigi Hadid, symbole de la culture africaine. 
  • Les turbans sikh du défilé Gucci 2018/18 symbole religieux fort de la communauté sikh encore porté par un mannequin ne venant pas de cette culture.

Pour approfondir ce terme et ses origines avec l’essai de Rodney William “L’appropriation culturelle”

Nos sociétés devenant de plus en plus multiculturelles, la ligne entre appropriation culturelle et liberté d’expression est fine et toujours discutable. Mais il y a toujours des façons plus respectueuses de procéder et éviter de tomber dans cette appropriation des cultures.

Comment éviter ce fashion faux-pas ?

Côté consommateur, à nous de nous poser les bonnes questions avant d’acheter :

  • Que représente ce vêtement ?
  • Est-ce que je connais son origine et sa signification ?
  • Pour quelle occasion je le porte et est-ce approprié ? Par exemple, est-ce logique de porter une coiffe, bijoux et vêtements représentant le style vestimentaire amérindien à un festival de musique qui n’a rien à voir avec cette culture ?

Si le vêtement/accessoire en question appartient à une culture différente à la mienne, s’assurer que :

  1. Le créateur de la marque fasse partie de la culture en question ou…
  2. que les gérants de la marque l’ait fabriqué en partenariat avec des artisans de cette culture de manière équitable.

Pour les créateurs d’une marque qui souhaitent utiliser des codes esthétiques à une culture différente à la leur :

  1. Connaître la culture en question.
  2. Contextualiser sa démarche.
  3. Créditer la culture que l’on veut mettre en avant.
  4. Et surtout, collaborer avec les artisans locaux de cette culture et les rémunérer de façon équitable.

Vers l’appréciation et l’immersion culturelle

Le parfait exemple de la marque qui est dans une démarche d’APPRECIATION culturelle est N’go, baskets et sac à dos ornées de tissages ancestraux vietnamiens. La marque, que je vous présentais pour la première fois dans ce blogpost en 2019, vient tout juste de fêter ses 5 ans et continue dans sa lignée de placer l’humain au cœur de ses créations ! Si vous la découvrez tout juste aujourd’hui, je suis ravie de pouvoir à nouveau la mettre en lumière sur le blog !

5 raisons pour lesquelles N’go est une marque en immersion culturelle :

1. Connaissance de la culture : C’est à la suite d’un voyage au VietNam que le projet N’go voit le jour. Kévin & Ronan, les fondateurs, se passionnent pour la culture et notamment pour les tissages ancestraux vietnamiens. Pour être au plus près de ses partenaires, Ronan va y vivre jusqu’en 2019 avant de pouvoir y ouvrir des bureaux à Ho-Chi-Minh-City.

2. Collaboration & co-création avec les artisans locaux : les motifs ancestraux que l’on retrouve sur les produits N’go sont tissés à la main par une quarantaine de tisserandes vietnamiennes du nord du pays issues de minorités ethniques marginalisées. Dans une démarche de co-création et de respect des traditions, les artisanes sont directement inclues dans la phase de développement des produits.

3. De manière équitable et durable : Réunies en coopérative, les artisanes sont indépendantes et fixent entre elles les prix des tissus au mètre. Les matières premières ainsi qu’une partie du futur salaire sont pré-financées, notamment afin que chaque artisane reçoive un salaire équitable et stable tous les mois.

4. Sourcing des matières & confection locales : pour aller toujours plus loin dans sa démarche, les baskets sont ensuite confectionnées à Ho-Chi-Minh-Ville dans un atelier spécialisé dans la sneakers. Ronan nous expliquait avoir choisi cet atelier car le responsable avait de longues années expériences dans la création de baskets (de marques internationales). Il a décidé d’ouvrir sa propre boîte pour notamment créer un environnement sain et des rémunérations justes pour ses employés. Privilégier des matériaux éco-conçus est une priorité chez N’go. Les matières sont le plus possible localement sourcées, du cuir au tannage sans chrome aux tissus vegan issus du recyclage pour limiter leur empreinte carbone. L’usage des matières premières pour la fabrication des baskets représente 58% de leur empreinte carbone. (contre 5% des émissions de CO2 pour l’acheminement des produits du Vietnam vers la France.)

5. Solidaire : N’go reverse 2% de son chiffre d’affaires annuel pour financer la construction d’écoles dans les provinces marginalisées du pays en partenariat avec l’ONG Sao Bien. En 5 ans, grâce à nos achats, la marque a pu financer la construction de 5 écoles et ainsi scolariser 300 élèves.

Je porte l’un de leurs modèles vegan en matière recyclée ! Je suis fan de cette couleur vert-sauge avec le blanc !

Découvrir les différents design et coloris !

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Qu’est-ce que la mode éco responsable ?

Qu’est-ce que la mode éco responsable ?

Alternative à la fast fashion, la mode éco responsable repose sur la préservation de l’environnement, une plus grande considération des ouvriers et une démarche éthique et transparente.
Blouse en dentelle et jeans en coton bio, fabriqués en France en petites séries, Svetlana K

Qu’est-ce que la mode éco responsable ?

Saviez-vous que le secteur de la mode est le 2e secteur le plus polluant au Monde ?
Là où auparavant on ne retrouvait chez les marques de mode que deux collections en automne-hiver et au printemps-été, l’apparition de la fast fashion a bousculé l’industrie pour produire toujours plus, toujours plus vite et à moindre coût.

Véritable alternative, la mode éco responsable apparaît comme essentielle à l’heure où la planète a plus que besoin d’être préservée et où les ressources s’amenuisent.

Les marques de mode éco responsables s’attachent donc à produire des vêtements de façon plus respectueuse de l’environnement, mais aussi plus respectueuse des conditions de travail des employés. Nous avons encore tous en tête l’effondrement en 2013 du Rana Plaza au Bangladesh, où plus de 1100 ouvriers ont trouvé la mort dans des conditions de travail déplorables !

L’initiative de Fashion Revolution qui nous incite à demander aux marques (fast-fashion) plus de transparence sur leur chaîne de production avec le slogan “Qui a fabriqué mon vêtement ?” 

Exemple d’une mode éco-responsable :
robe en lin européen, 100% fabriquée à Bordeaux sur demande
Co-création Margot Guilbert X Aatise

La mode éco responsable prône également de ce fait une production plus locale, ainsi que des matières premières savamment choisies pour minimiser leur impact sur l’environnement.

Les 3 piliers

La mode éco responsable repose principalement sur 3 piliers :

• La préservation de l’environnement et une gestion plus maîtrisée des ressources ;
• Une plus grande considération des ouvriers et la valorisation d’engagements sociaux via des actions concrètes et mesurables ;
• Une démarche éthique et transparente, où la marque communique de façon concrète sur ses engagements, la provenance des matières premières et les différentes étapes de fabrication de ses produits.

Comment reconnaître si une marque est éco responsable ?

Pour savoir si une marque est bien éco responsable, il ne faut pas hésiter à se renseigner sur la marque, à poser des questions sur ses engagements et ses actions pour vérifier que les produits sont bien fabriqués selon vos exigences.
Pour vous y aider, de nombreux labels ont vu le jour ces dernières années. Le plus connu est sans doute le label GOTS, qui garantit :

• L’intégration de minimum 70 % de fibres biologiques dans le produit fini ;
• L’absence d’utilisation de produits chimiques nocifs ;
• La réduction de la consommation d’eau et d’énergie ;
• La qualité écologique de l’ensemble de la chaîne de production ;
• Le respect des conventions de l’Organisation Internationale du Travail (OIT).

D’autres labels existent comme Fair Wear Foundation ou encore le label World Fair Trade Organization du commerce équitable. People Tree est l’une des marques pionnières qui garantie que tous ses produits sont issus du commerce équitable et en toute transparence.

Actuellement, de nombreuses marques jouent sur la tendance éco responsable pour faire du greenwashing. C’est notamment le cas de beaucoup d’entreprises qui prônent par exemple une fabrication française, en arborant sur les produits le drapeau français alors qu’en réalité les produits n’y sont pas fabriqués, ou en tout cas pas totalement. Le “Made In France” est en effet encore assez peu encadré, et de nombreuses marques jouent sur cette réglementation encore trop floue pour vendre. A ce jour, le seul label qui garantit une production française est le label “Origine France Garantie”. Ceci-dit, ce label étant très coûteux (de l’ordre de 3 900€ à 5 800€ pour 3 ans et par produit !), de petites marques qui font réellement fabriquer en France ne peuvent pas forcément se permettre de tels frais. Sur bloomers.eco, on se charge de les identifier pour vous. Quelques exemples de marques éco-responsables made in France : Aatise, Svetlana k, Les Récupérables

Découvrez aussi notre répertoire de marques éthiques ainsi que notre sélection de tenues eco responsables pour vous inspirer et trouver votre prochain look !

L’intersectionnalité, c’est quoi ?

L’intersectionnalité, c’est quoi ?

L’intersectionnalité désigne le fait de caractériser des personnes qui subissent plusieurs formes de domination ou de discrimination au sein de la société combinées entre elles. Si la définition de l’intersectionnalité a pris racine dans le féminisme, ce concept est aujourd’hui étendu à toute forme de discrimination qu’elle soit de classe, de race ou de genre sans en oublier, le climat !

Définition de l’intersectionnalité

L’intersectionnalité est devenue un concept à la mode ces dernières années. Pourtant, ce terme fut employé pour la première fois dès 1989 par la juriste américaine Kimberlé Crenshaw. A l’origine, la juriste employa ce mot au sein d’un article de presse pour mettre en lumière le fait que les femmes noires aux Etats-Unis peinaient à faire reconnaître leurs droits lorsqu’elles étaient victimes de sexisme et de racisme dans leur vie professionnelle.
Aujourd’hui, le terme regroupe toutes les formes de discriminations : le sexisme et le racisme, mais aussi le classisme, l’homophobie ou encore la transphobie. Vous avez peut-être entendu des termes suivants : BIPOC (Black Indegineous People Of Color), LGBTQ (Lesbiennes, Gays, Bisexuelles, Trans, Queer) et personnes non-binaire.

Les enjeux de l’intersectionnalité

Si l’intersectionnalité fait de plus en plus débat, c’est parce qu’elle est profondément liée aux sciences sociales et aux évolutions de notre société. Elle permet d’analyser de manière fine et précise les liens qui existent entre toutes les formes de discrimination que l’on est amenés à rencontrer aujourd’hui. L’intersectionnalité vise donc à mettre en valeur toutes les oppressions subies dans la vie quotidienne afin de les déconstruire puis de les combattre. Au-delà du féminisme et de l’égalité hommes-femmes, les débats doivent aujourd’hui s’enrichir de notions plus diverses et prendre en compte la classe sociale, le genre et la race de chaque personne.

L’intersectionnalité et l’écologie

Si l’intersectionnalité imbrique toutes formes de discriminations, elle est aussi inextricablement liée à la justice environnementale.
Ci-dessous, on vous partage une vidéo explicative sur “l’histoire intersectionnelle de l’écologisme”, raconté du point de vue du continent Nord Américain, mais que l’on pourrait facilement mettre en lien au niveau mondial. En cause : le colonialisme, l’industrialisation et le capitalisme.

Intersectionnalité en France : où en est-on ?

En France, le concept d’intersectionnalité reste encore très marginal, voire tourné en dérision. Pourtant, de nombreuses voix s’élèvent : c’est notamment le cas de la manifestation “La vérité pour Adama” qui a eu lieu en juin 2020 pour dénoncer les violences policières et racistes, ou certaines actrices comme Adèle Haenel qui militent activement contre les discriminations faites aux femmes. Le chemin est encore long pour que l’intersectionnalité soit prise en compte et surtout reconnue comme un enjeu social essentiel dans notre société actuelle !

Pour aller plus loin en lecture :

Qu’est-ce que le Greenwashing & comment ne pas tomber dedans ?

Qu’est-ce que le Greenwashing & comment ne pas tomber dedans ?

Le mot greenwashing est de plus en plus populaire et reconnu du grand public, mais il ne date pourtant pas d’hier : il a été en effet créé dans les années 90 par des ONG qui souhaitaient dénoncer certaines pratiques. Aujourd’hui, cette technique de communication reste encore très utilisée, et ce dans tous les domaines : mode, beauté ou encore énergie.

Définition du greenwashing

Le greenwashing est issu du mot –green (vert en anglais) et –washing, en référence au “brainwashing” (lavage de cerveau). Concrètement, il s’agit d’une technique marketing consistant à mettre en valeur des arguments écologiques ou durables pour améliorer son image de marque ou vendre des produits ou des services alors qu’en réalité la marque n’est pas vraiment (ou pas du tout !) engagée envers ce qu’elle met en avant. Le greenwashing, en plus de tromper le consommateur, fait également de l’ombre aux entreprises réellement engagées et qui peuvent le prouver.

Comment lutter contre le greenwashing côté consommateur ?

De jolis packagings verts, des mentions “made in France” ou “98% naturel”, un shampoing à l’huile d’argan qui n’en contient qu’à peine 1%, un t-shirt de fast fashion estampillé “there is no planet B”…si vous prenez quelques minutes pour observer les pubs et produits du quotidien, vous verrez que beaucoup de marques surfent sur la tendance durable, bio et écologique. 

Mais combien d’entre elles peuvent justifier réellement des arguments qu’elles mettent en avant pour vendre leurs produits? 

Le greenwashing est très utilisé chez les grands groupes industriels, mais aussi dans les plus petites entreprises. On le retrouve actuellement énormément associé aux boutiques de dropshipping, qui fleurissent un peu partout sur la toile et dont les publicités Facebook inondent nos fils d’actualité. Mais comment faire pour lutter contre le greenwashing et acheter de façon plus responsable ?

En général

Dès que vous souhaitez acheter un produit ou un service, ne foncez pas tête baissée, même si le packaging et les arguments commerciaux sont particulièrement attrayants ! Prenez le temps de vous renseigner : composition du produit, pays de fabrication, présence d’un label, prix, nom du fabricant…vous aideront à décrypter si la marque est vraiment sincère ou si au contraire il ne s’agit que de greenwashing. Si les informations manquent, n’hésitez pas à contacter la marque pour lui faire part de vos questions ! Si elle ne répond pas ou reste vague, ce n’est généralement pas bon signe…

Quelques phrases qui ressemblent beaucoup à du greenwashing :

Imaginé, designed, born in Paris” – ces termes prêtent à confusion dans notre esprit de consommateur en jouant sur l’image française. Si nous n’en sommes pas conscients, mettre en avant ces termes laisse à penser que les produits de la marque sont fabriqués dans l’hexagone, vous pensiez peut-être investir dans le savoir-faire local, hors il n’en n’est rien ! Au contraire, si ces mots sont mis en avant vous pouvez être sûrs que les produits ne sont pas fabriqués en France !!

Collection capsule éco-responsable ou solidaire” à petits prix – mais par contre on n’insiste pas sur où, comment et dans quelles conditions sont fabriqués ces produits… Et le reste des 1 001 produits référencés hors “gamme éco”? Faire des collections capsule éco renforce encore plus le fait que le reste de leur gamme est fabriqué dans une démarche fast-fashion (sur-production, matières écologiques mélangées à des matières premières polluantes comme le polyestère/polyamide…)

Emballage en plastique recyclable ou recyclé” – notamment dans les cosmétiques ou pour les bouteilles d’eau plastique. Ceci n’est pas un argument éco-responsable. Premièrement, on continue à utiliser de la matière issue de la pétrochimie. Deuxièmement, un plastique déjà recyclé ne peut plus être recyclé. Troisièmement, si recyclable, cela ne garantit pas que l’emballage sera correctement recyclé. Une fois dans la poubelle de tri, comment savons-nous si le produit sera proprement recyclé ? En France, 25% des plastiques finissent incinérés ou enfouis en fin de vie. Favorisons le plus possible les marques qui proposent des cosmétiques solides sans plastique comme Lamazuna ou les marques qui se chargent directement de recycler/revaloriser (pour de vrai) ou de re-remplir ses contenants comme oOlution.

“On plante des arbres” – Que ce soit une campagne de communication axée autour d’un projet de plantation d’arbres ou “pour chaque achat, un arbre est planté”, si les produits vendus ne sont pas fabriqués dans des matières écologiques et/ou confectionné à l’autre bout du monde sans aucune transparence sur les conditions de travail, alors là c’est la crème de la crème du greenwashing.

Encore plus d’exemples ici.

Agir contre le greenwashing dans la mode

Le greenwashing dans la mode est de plus en plus répandu. On peut citer par exemple la marque H&M – une des enseignes reines de la fast fashion – qui se targue de devenir une marque de mode “durable”, avec une catégorie dédiée sur son e-shop. Mais la fast-fashion peut-elle réellement devenir durable et préserver l’environnement ? 

Pour éviter les marques de mode qui pratiquent le greenwashing, pas de secret : il vous faut vous renseigner au maximum sur les matières premières utilisées (lire le guide des matières écologiques vs conventionnelles), leur mode de production et le pays dont elles proviennent, les conditions de travail des employés ou encore la présence d’un label (ex: coton biologique certifié GOTS, matière recyclée certifiée GRS ou encore viscose EcoVero, Tencel Lyocell ou Tencel Modal).

Vous avez du mal à trouver des marques réellement engagées et soucieuses de l’environnement ? Retrouvez sur bloomers.eco notre Répertoire de marques éthiques pour vous aider à faire le bon choix !

Mieux choisir ses soins cosmétiques

S’il y a bien un secteur où le greenwashing est présent, c’est bien le secteur de la beauté ! Avec l’essor de la beauté bio et naturelle de plus en plus demandée par les consommateurs suite à plusieurs enquêtes menées sur les ingrédients qui composent nos soins, de nombreuses marques jouent sur cette tendance. 

Plusieurs astuces existent pour éviter de tomber dans le piège du marketing, comme nous l’explique Julien de la boutique Slow Cosmétique :

Les énergies renouvelables en bref

Les énergies renouvelables en bref

Comme son nom l’indique, une énergie renouvelable provient d’une source qui est disponible en permanence. Son utilisation génère beaucoup moins de pollution et de déchets que les énergies fossiles comme le gaz, le pétrole ou le charbon, c’est pourquoi on considère les énergies renouvelables comme étant des énergies “vertes”.
Installation photovoltaïque – Antofagasta, Chile. Photo par Antonio Garcia

Quelles sont les 5 sources d’énergies renouvelables ?

À ce jour, on répertorie 5 sources d’énergies renouvelables :

  1. L’énergie solaire photovoltaïque, qui capte les rayons du soleil ;
  2. L’énergie éolienne, qui transforme le vent ;
  3. La biomasse, extraite des matières organiques pour produire de l’électricité, du carburant ou de la chaleur ;
  4. La géothermie, qui extrait la chaleur du sol pour le chauffage et l’électricité ;
  5. L’hydroélectricité, qui exploite l’énergie cinétique de l’eau et sa puissance pour produire de l’électricité.

Pourquoi privilégier les énergies renouvelables ?

Vous le savez, les énergies fossiles comme le charbon, le gaz ou le pétrole ont des conséquences désastreuses sur notre planète. Étant de plus en plus nombreux, cette exploitation des ressources naturelles pose de plus en plus problème car celles-ci ne sont pas illimitées. Depuis quelques années, on met en avant chaque année le “jour du dépassement”, soit la date à laquelle l’humanité vit “à crédit” par rapport à la Terre et aux ressources qu’elle est en mesure de nous offrir. (Lire plus sur l’empreinte carbone ici).
Développer les énergies renouvelables, c’est donc faire le choix d’exploiter des ressources disponibles en tout temps et beaucoup plus écologiques puisqu’elles ne génèrent que très peu de gaz à effet de serre.

Comment agir au quotidien ?

Pour être moins dépendant des énergies fossiles au quotidien, on peut mettre en place quelques actions pour soutenir le développement des énergies renouvelables :

Optez pour un fournisseur d’énergie renouvelable

Premier conseil facile à mettre en place : échanger son fournisseur de gaz ou d’électricité contre un fournisseur d’énergie verte comme Ilek. Cela ne changera rien à votre quotidien : tout se met en place automatiquement. La seule différence est que l’énergie dont vous disposez chez vous pour vous chauffer, vous éclairer et faire fonctionner vos appareils électriques provient d’énergies vertes de France.

Installez des panneaux solaires ou une éolienne domestique

Si vous vivez dans une maison et avez un jardin, vous pouvez aller plus loin dans la démarche et faire installer chez vous des panneaux solaires photovoltaïques sur votre toit ou une éolienne domestique en fonction de votre budget. En fonction de la région où vous vivez, leur mise en place peut être plus ou moins rentable : n’hésitez pas à demander des estimations.

Mettez en place des solutions pour réduire votre consommation d’énergie

Au quotidien, on peut aussi mettre en place quelques bons réflexes pour optimiser la consommation d’énergie : baisser le chauffage d’un ou deux degrés, éviter la climatisation en été, améliorer l’isolation de son logement, mettre en place un chauffe-eau solaire, une pompe à chaleur, installer un poêle à bois…les possibilités sont multiples !

En Savoir plus : energies-renouvelables.org – site web Passer à 100% d’énergie renouvelable, c’est possible ? – France Culture Guide d’électricité verte – site web
L’écocide, c’est quoi ?

L’écocide, c’est quoi ?

Le mot écocide provient de la racine grecque -eco (la maison) et de la terminaison -cide, qui signifie “tuer” en latin. Le terme a été évoqué pour la première fois en 1970 par Arthur Galston, un biologiste, pour caractériser l’utilisation d’un actif chimique (nommé agent orange) pendant la guerre du Vietnam qui a eu de très nombreuses conséquences néfastes sur l’environnement et sur les populations.

Élevage bovin intensif en Amazonie suite à la déforestation
Photo par Daniel Beltra pour Greenpeace

Combustion contrôlée du pétrole suite à un déversement
Photo par Daniel Beltra pour Greenpeace

Définition de l’écocide

Selon la convention citoyenne pour le climat, l’écocide représente “toute action ayant causé un dommage écologique grave en participant au dépassement manifeste et non négligeable des limites planétaires, commise en connaissance des conséquences qui allaient en résulter et qui ne pouvaient être ignorées”. C’est par exemple le cas de la pollution des océans, qui entraîne d’autres conséquences par effet de ricochet sur la faune et la préservation de la biodiversité.

Depuis maintenant plusieurs années, de nombreux organismes souhaitent la reconnaissance du terme “écocide” par l’État, sans y parvenir. La France a atteint il y a quelques jours un nouveau palier, en reconnaissant non pas le terme “crime” mais la notion de “délit” avec des sanctions plus lourdes en cas d’atteinte sur la faune, la flore ou la qualité de l’eau qui peuvent aller jusqu’à dix ans de prison et 4,5 millions d’euros d’amende.

Des exemples d’écocide pour mieux comprendre

Pour mieux remettre la notion d’écocide en contexte, plusieurs exemples peuvent être mis en avant. C’est le cas par exemple de la disparition des colonies d’abeilles, menacées à cause de l’utilisation de pesticides, qui a entraîné la mort de près de 11 500 colonies en Allemagne en Juillet 2008. On peut aussi citer la disparition de nombreuses espèces d’oiseaux à travers le Monde, toujours à cause des pesticides qui réduisent drastiquement le nombre d’insectes dont ils se nourrissent.

Autre exemple lié à l’environnement : l’utilisation déraisonnée de l’huile de palme, véritable fléau que l’on retrouve toujours aujourd’hui dans de très nombreux produits alimentaires du quotidien, mais aussi dans les cosmétiques.
En plus de la déforestation qu’elle entraîne, la culture de l’huile de palme menace les populations d’orangs-outans d’Indonésie, rejette du gaz à effet de serre dans l’atmosphère et entraîne des conflits sociaux au niveau local.

 

Comment agir à notre échelle contre l’écocide ?

Pour agir à notre niveau contre l’écocide, on peut déjà commencer par se renseigner et se tenir au courant des pratiques désastreuses qui ont lieu aujourd’hui dans le Monde, et agir selon ses convictions. On peut par exemple limiter le plus possible l’achat de produits à base d’huile de palme, parrainer des abeilles via un organisme spécialisé, et s’engager au quotidien dans des actions collectives.

Par exemple, la marque de mode éco-responsable pour homme Montlimart parraine 100 abeilles pour chaque commande passée. De plus, à partir de deux pièces achetées, un petit pot de miel est offert. Un autre exemple concret : Go Nuts, une marque de produits alimentaire bio, fabrique du beurre de cacahuètes sans huile de palme (100% cacahuètes et made in France).

La plateforme “Stop Écocide” propose plusieurs moyens d’agir concrètement par l’intermédiaire d’une pétition internationale, mais aussi par la possibilité de devenir partenaire, d’effectuer un don ou de devenir “protecteur de la Terre”.

En savoir plus :

2021, 19 mars – Loi Climat : la création d’un nouveau délit controversé d’« écocide » votée par les députés – Le Monde

Exemples d’écocide