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La Slow Fashion, c’est quoi ?

La Slow Fashion, c’est quoi ?

Contrairement à la Fast Fashion, le terme de Slow Fashion ( = mode lente ) se réfère aussi bien à la fabrication qu’à la consommation d’articles de mode raisonnée et raisonnable. Entrer dans une démarche de Slow Fashion s’applique donc aussi bien du côté des marques que du côté du consommateur.

La Slow Fashion et les Marques

Créer moins fréquemment

Les marques de Fast Fashion nous ont habitués à des nouveautés tous les mois voire toutes les semaines. Ces nouveautés sont comme le mauvais sucre ; plus il y en a, plus on en veut. Ce cercle vicieux altère notre comportement en nous incitant inconsciemment à consommer davantage. Au contraire, les marques de Slow Fashion reviennent à un modèle de fabrication saisonnier en créant des collections printemps/été et automne/hiver. De cette façon, nous pouvons pleinement profiter de notre garde-robe actuelle.

Créer en plus petites quantités et de meilleure qualité

Les enseignes fast fashion produisent non seulement fréquemment mais également en grande quantité au détriment de la qualité. Ces dernières se retrouvent souvent avec des quantités d’invendus qu’elles finissent par brûler !
De leurs côtés, les marques de “mode lente” font le choix de produire moins pour justement éviter cette sur-production insensée, non seulement pour des questions financières de production mais également par respect pour la planète. La qualité est donc primordiale.

La Slow Fashion et le Consommateur

Notre comportement en tant que consommateurs joue un rôle essentiel et a un impact direct sur la façon dont produisent les marques.  Si nous achetons moins, la demande diminuera et les marques seront obligées de ralentir leur production. Voici un schéma qui pourrait vous aider à rentrer dans une dynamique de slow fashion :

1. (Re)porter ce que vous avez déjà dans votre dressing 

L’année dernière, sans avoir pris connaissance de cette pyramide, j’ai naturellement mis en pratique cette démarche en me lançant un défi slow fashion. Ce dernier consistait à créer des tenues différentes avec des vêtements déjà présents dans mon armoire. Je vous en dis davantage ici. La slow fashion ne s’applique pas uniquement aux femmes mais aussi à la gente masculine. Julian est aussi rentré dans cette démarche et nous a aussi présenté 4 looks slow fashion à retrouver ici, ici, ici et ici.

2. Prendre soin & réparer ses vêtements

L’entretien des vêtements passe par un lavage économique et écologique. Commencez par les laver moins fréquemment, si possible à la main, avec une lessive naturelle (ex: bicarbonate + savon de marseille + eau florale et éventuellement une goutte de vinaigre blanc comme adoucissant). Réparez vous même vos vêtements ou amenez-les chez une couturière (ou chez votre maman, comme le fait Julian !). Et pour prolonger la durée de vie de vos chaussures et sacs à main, pensez à les amener chez le cordonnier.

3. Emprunter

Empruntez si vous savez que l’utilité est temporaire. Je pense par exemple aux équipements de sport ou de camping.

4. Participer à des swaps

Les Swaps ( = échanges) sont souvent des évènements organisés entre amies et amis. Le principe est d’amener les vêtements que vous ne mettez plus pour les échanger avec quelqu’un d’autre sans dépenser un sous ! C’est une bonne façon de renouveler sa garde-robe sans se ruiner. J’ai récemment participé à mon tout premier swap à Lisbonne où j’ai trouvé une robe rouge à fleurs (une couleur dans laquelle j’ai en principe du mal à investir). J’ai hâte de vous la montrer !

5. Acheter de seconde main/vintage

En achetant des articles vintage vous ne contribuez pas à la production de nouvelles pièces. C’est une forme à la fois économique et écologique de faire du shopping.

6. Acheter des articles éthiques et durables

Si vous ne trouvez pas votre bonheur dans les swaps et boutiques vintage ou que vous avez envie de vous faire plaisir avec une nouvelle pièce dans votre dressing, dirigez-vous vers des vêtements, chaussures et accessoires fabriqués responsablement dans le respect de l’Homme et de la planète. Ces pièces seront légèrement plus chères mais de meilleures qualités. Et puis, si vous suivez les étapes de la slow fashion, vous achetez déjà moins, ce qui vous aura sans doute permis d’économiser pour investir dans de beaux articles éthiques !

Les e-shops éthiques et éco-responsables sont de belles opportunités pour découvrir des marques slow. Voici quelques adresses :

We Dress Fair

DreamAct

Et venez découvrir toutes les marques éthiques et écologiques sur notre page Liste des marques éco-responsables.

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Les Sweatshops, c’est quoi ?

Les Sweatshops, c’est quoi ?

Sweatshops est l’angliscime utilisé pour désigner des ateliers de misère ou d’exploitation. Ce terme fait donc référence à une usine (shop) où le travailleur sue (sweat). Plus concrètement, ces usines ne respectent pas les conditions de travail ou plus largement, les normes fondamentales de l’OIT (Organisation International de Travail).  
Les ateliers d’exploitation sont une forme d’esclavage moderne que l’on retrouve très souvent dans l’industrie textile. Les travailleurs sont forcés à de longues heures de travail précaire, avec un accès limité aux sanitaires et dans des conditions dangereuses et insalubres, accompagné d’un salaire indigne en dessous du seuil de pauvreté. En 2016, on estimait à 40,3 millions le nombre de personnes travaillant sous esclavage moderne, travail et mariage forcés. (Source UN via OIT) Et bien que les sweatshops existent depuis les années 1830 aux États-Unis et en Grande-Bretagne, les ateliers de misère existent, de nos jours, dans environ 150 pays, principalement dans les zones franches et pays en développement, mais également en Europe et Amérique du Nord. Ces derniers emploient soit des travailleurs illégaux soit des immigrants. On apprenait, par exemple, qu’en Toscane un fournisseur de Gucci employait des ouvriers chinois à 14 heures par jour. De son côté, Gucci achetait ses sacs à 24 euros la pièce, pour les revendre à des prix exorbitants. (source multinationale.org) 
Nous sommes devenus davantage conscients de leurs existences suite au tragique éffondrement des ateliers de confection textile du Rana Plaza le 24 avril 2013 au Bangladesh ; un accident qui causa la mort de 1135 personnes et plus de 2 500 blessés. Dans l’industrie textile, un atelier de misère est directement lié à ce que l’on appelle la fast-fashion. Depuis, de nombreux mouvements se sont mis en place pour lutter contre cette exploitation. Par exemple, l’organisation Fashion Revolution cherche à nous sensibiliser sur ces pratiques de fabriquation. Comment ? En s’interrogeant et en interrogeant nous-même les marques de prêt-à-porter via les réseaux sociaux avec le #WhoMadeMyClothes afin de connaître les personnes qui se chachent derrière nos vêtements. Et c’est d’ailleurs toute cette semaine, du 23 au 29 avril que VOUS pouvez faire partie de ce mouvement et demander à vos marques préférées plus de transparence ! RDV sur Instagram.
Voici la bande annonce du film “The true cost” qui nous montre les dessous pas très glamour de l’industrie de la mode !

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La Fast Fashion, c’est quoi ?

La Fast Fashion, c’est quoi ?

La fast fashion est le terme anglo-saxon pour désigner la mode rapide. Mais alors, c’est quoi la mode rapide exactement ?

Selon moi, la fast fashion implique deux groupes ; d’un côté les marques à l’initiative de cette tendance et de l’autre, les consommateurs.

La Fast Fashion et les Marques

Le phénomène de fast fashion est apparu dans les années 90, notamment popularisé par la multinationale Inditex (Zara, Pull & Bear, Massimo Dutti, Stradivatius, Oysho, Bershka, Zara Home et Uterque) ou encore le groupe H&M. Puis, l’arrivée de l’internet et le développement des réseaux sociaux sont venus accélérer ce phénomène tandis que le marketing a renforcé son expansion.

L’idée de la fast fashion est de produire rapidement, fréquemment et à bas prix des micro-tendances vues sur les défilés pour les rendre accessibles au grand public. De cette façon, on ne produit plus uniquement de collections printemps/été et automne/hiver, les nouveautés arrivent tous les mois voire toutes les semaines. Ainsi, le but est d’inciter le consommateur à renouveler sa garde-robe constamment.

« Quelque 130 milliards de pièces de vêtements sont produites chaque année dans le monde » (Source, Le Monde, janvier 2018)

 

Les femmes ont quatre fois plus de vêtements dans leur dressing qu’en 1980. (source, Ethical Fashion Forum)

 

En moyenne, une personne achète 60% plus de vêtements et les garde moitié moins qu’il y a 15 ans. (chiffres entre 2000 et 2014, McKinsey)

La Fast Fashion et les Consommateurs

Le consommateur influencé par le marketing et séduit par l’idée d’avoir sans cesse de nouveaux vêtements à des prix abordables, nourrit ce phénomène. Au fil des années, l’achat fréquent s’est banalisé ; on achète en grande quantité, en double, en triple, on jette quand on aime plus, on jette parce que de mauvaise qualité et on recommence.

En somme, la fast fashion c’est une mode jetable. C’est créer (les marques) et consommer (les acheteurs) rapidement et bon marché sans se soucier des enjeux et de l’impact sur notre planète et des petites mains qui fabriquent nos vêtements.

De près ou de loin, nous jouons tous un rôle dans l’industrie de la mode. Même celles et ceux qui ne se sentent pas concernés par le terme “mode”, nous avons tous besoin de nous habiller. A nous de faire les bons choix en consommant moins mais mieux et en choisissant les bonnes marques.

En plein essor, les e-shops éthiques et éco-responsables sont aussi de bonnes adresses en ligne pour découvrir des marques slow. En voici quelques-uns :

Je vous ai mis une vidéo (en anglais) à ce sujet. N’hésitez pas à réagir sur ce terme dans la section commentaires ci-dessous.

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L’Anthropocène, c’est quoi ?

L’Anthropocène, c’est quoi ?

L’ Anthropocène, la définition :

(du grec anthrôpos, homme, et kainos, nouveau)

« Période actuelle des temps géologiques, où les activités humaines ont de fortes répercussions sur les écosystèmes de la planète (biosphère) et les transforment à tous les niveaux. (On fait coïncider le début de l’anthropocène avec celui de la révolution industrielle, au xviiie s.) » Dictionnaire Larousse en ligne.

Comprendre L’Anthropocène en vidéo

Activez les sous-titres en français pour la première vidéo

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